Age: 18 ans
Vous pouvez la trouver ici...
Parles-nous de toi, ta/tes passion(s) : Ma plus grande passiOn est l'écriture, sans elle, je ne vis pas. J'aime aussi lire (je suis dingue d'Amélie NothOmb, AlessandrO BariccO et Christian BObin <3 ). J'aime la pOésie en général, les sOurires sur le visage des gens, les textes qui m'accrOchent des étOiles dans les yeux, et puis je suis amOureuse de Rimbaud. Je n'me résume sans dOute pas qu'à ces quelques mOts, pour le reste, il n'y a qu'à venir faire un tOur sur mon blOg ^__^ Et puis, comme le dit si bien Bobin : "Qu'avons-nous à nous dire dans la vie, sinon bonjour, bonsoir, je t'aime et je suis là encore, pour un peu de temps vivante sur la même terre que toi."
*
Enfants De La Mer.
*
Et leurs cheveux dans le vent, tout emmêlés, têtes blondes et brunes, regards rieurs, éclats de larmes parfois et courses sur le port. Pour parler d'eux il faudrait parler de tout ça, il faudrait raconter la mer comme elle apparait dans leurs yeux, les vagues comme le goût du sel sur leurs peaux, la force du vent dans leurs coeurs nomades. Et ces espoirs qui tambourinent dans le creux de leurs âmes.
La mer. Océan-Mer. Leur drogue à eux. Leur souffle, éternelle escale, entre-deux, rive entre ciel et terre, soupir bruyant, grand lit de bleu, immensité, horizon intouchable, à la fois source de vie et source de mort, désir encore dansant au fond des yeux du vieux marin épuisé. Océan-Mer, oui. A la fois haï et adoré, rêvé et espéré, terrible et rassurant. Catharsis. Exutoire, porte ouverte sur le reste du monde. Fuite. Et ces gosses qui l'apprivoisent au fil des jours, des mois, puis des années. Qui s'endorment bercés par le tempo des vagues. Vivant avec le cri de la mer au fond du ventre.
Leur existence comme un livre ouvert sur cette fenêtre qu'on appelle Océan.
*
Il y a Megan, petit homme de six ans à peine. Et déjà les joues creusées par le refrain de l'océan. Paroles inachevées pour une chanson que tous ces mômes fredonnent le soir, avant de s'endormir.
- On dirait que je serais le chevalier de la mer.
Il y a Bee. Comme l'abeille. Bee. Et ses rêves salés au creux des mains. Rêveuse d'un autre temps, presque évanouie du monde terrestre qui lui donne la nausée. Elle ne sait respirer qu'en dansant sur les flots. Cachée au creux de la coque d'un bateau, c'est là qu'elle est vivante. Et nulle part ailleurs.
- L'océan est ma maison.
Il y a Tristan. Et son double, le silence. Muet de naissance mais tellement plus courageux que les autres. Il se bat seul contre l'univers entier, il tremble et il doute, mais il avance. C'est lui qui décide quand jeter l'ancre et le moment où il faut partir. C'est lui qui choisit l'escale, le port, la trêve. C'est lui qui dessine des rêves endoloris sur les trottoirs des villes où il s'égare, parfois. C'est lui qui passe des journées entières assis sur le ponton, les jambes dans le vide et le visage offert au ciel.
- ...
Et puis il y a Fred. Qui vient compléter le tableau. Le plus grand, le plus maigre, le plus fou, le plus torturé, le plus mystérieux, le plus naïf et le plus violent. Seize années d'océan-mer plantées dans le coeur. Les yeux usés d'avoir regardé le soleil en face, pendant tous ces jours où l'univers entier semblait l'avoir abandonné. Nul ne connait mieux la mer que lui. Elle est sa fidèle compagne, la seule digne de le suivre nuit et jour dans ses délires. Sa seule véritable alliée, protectrice de ses malices. Parce qu'elle l'a sauvé. Plus d'une fois. Il a failli se noyer, quand il avait quatre ans, et puis il a voulu se noyer, quand il en avait treize. Mais à chaque fois, la mer en décidait autrement. Elle ne fait que le contredire et c'est pour ça qu'il est encore debout. Et qu'il ne peut plus se passer d'elle.
- Foutez-moi la paix.
*



