*
Les heures sont lascives.
Et moi je suis passive.
Le désespoir, cette goutte d'eau,
Tombe en trombe sur le Parc Monceau.
La grande horreur m'est tombée dessus ce matin, sans prévenir, en chemin de passage peu après mon réveil.
Elle a roulé avec moi dans les rues embrumées, dans les premières heures du jour.
Rien. Il ne se passe rien. Ce mot raisonne tel le sombre glas de l'agonie au-delà de ma torpeur.
Habituelle et haineuse, dans une colère sourde, je cracherai volontiers mon venin et donnerai des coups de poing dans les murs. Je le regarderai bien passer et surgirait de ma cachette, je lui arracherai volontiers le c½ur. Mes ongles acérés plantés dans son corps, ruisselant de son sang qui me redonnerait la vie.
Je suis une urne de poussière, un tas de bois séché, j'attends l'étincelle. Embraser ma vie et détruire le ciel.
Il n'y a pas de douleur après le torrent qui découle sur le trottoir. Il n'y a plus de froid dans ses draps gelés.
Sous ma robe je suis putréfiée, je crie mes questions vers le haut qui me renvoie le silence du tombeau. Je ne sais pas quoi faire alors même que mon inaction me tue. Je suis au pied du mur. Je n'ai pas en ma possession les armes pour le faire tomber.
Je suis de multiples couleurs tant ma haine est grande devant son ignorance.
Ce mot qui danse, moqueur, autour de moi dès que son ombre se profile à mon horizon. Ignorance. Ignorance. Ignorance.
Mon ennemi éternel est caché au fond de moi, insaisissable et incompréhensible.
Il murmure à l'infini des flots de haine et de rage. Invaincu et intarissable, il contient en son sein, la noirceur de la nuit, celle des ombres qui se trainent. Je savais qu'un jour il reviendrait. L'animal tapi dans mes entrailles n'avait que le désir de se relever, de recommencer son travail de destruction. Au seul son de sa voix, il s'est réveillé et a brisé les chaines dont ma volonté l'avait ligoté. Et le voilà, hurlant et crachant sous la lune à l'être qui passe devant ma porte, devant moi sans un regard sans un murmure.
Colère si soudaine et si violente, tu ne connaitras pas de répit. Il ne te reste aucun échappatoire. Ma rage est maitresse, mes croyances diaboliques sont religion. Mourir ou être à moi. Je ne te laissera pas le choix.
*** 20ème texte ***
Merci à tous
Merci à tous
Pseudo: AleX
Age: 23 ans
Vous pouvez la trouver ici mais également là...
VOIR TEXTE 7
A propos d'elle : Passionnée de littérature (vous pouvez le voir travers ses blogs), Alexandra tire principalement son inspiration de Marguerite Duras. Mais elle aime aussi les livres fantastiques et est une inconditionnelle d'Anne Rice. Elle est en ce moment sur un projet de roman de ce type mais ne trouve malheureusement pas le temps de s'y consacrer pleinement. Elle aime également les voyages, les danses latines et ses 2 petits chats ! =)
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Age: 23 ans
Vous pouvez la trouver ici mais également là...
VOIR TEXTE 7
A propos d'elle : Passionnée de littérature (vous pouvez le voir travers ses blogs), Alexandra tire principalement son inspiration de Marguerite Duras. Mais elle aime aussi les livres fantastiques et est une inconditionnelle d'Anne Rice. Elle est en ce moment sur un projet de roman de ce type mais ne trouve malheureusement pas le temps de s'y consacrer pleinement. Elle aime également les voyages, les danses latines et ses 2 petits chats ! =)
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Les heures sont lascives.
Et moi je suis passive.
Le désespoir, cette goutte d'eau,
Tombe en trombe sur le Parc Monceau.
La grande horreur m'est tombée dessus ce matin, sans prévenir, en chemin de passage peu après mon réveil.
Elle a roulé avec moi dans les rues embrumées, dans les premières heures du jour.
Rien. Il ne se passe rien. Ce mot raisonne tel le sombre glas de l'agonie au-delà de ma torpeur.
Habituelle et haineuse, dans une colère sourde, je cracherai volontiers mon venin et donnerai des coups de poing dans les murs. Je le regarderai bien passer et surgirait de ma cachette, je lui arracherai volontiers le c½ur. Mes ongles acérés plantés dans son corps, ruisselant de son sang qui me redonnerait la vie.
Je suis une urne de poussière, un tas de bois séché, j'attends l'étincelle. Embraser ma vie et détruire le ciel.
Il n'y a pas de douleur après le torrent qui découle sur le trottoir. Il n'y a plus de froid dans ses draps gelés.
Sous ma robe je suis putréfiée, je crie mes questions vers le haut qui me renvoie le silence du tombeau. Je ne sais pas quoi faire alors même que mon inaction me tue. Je suis au pied du mur. Je n'ai pas en ma possession les armes pour le faire tomber.
Je suis de multiples couleurs tant ma haine est grande devant son ignorance.
Ce mot qui danse, moqueur, autour de moi dès que son ombre se profile à mon horizon. Ignorance. Ignorance. Ignorance.
Mon ennemi éternel est caché au fond de moi, insaisissable et incompréhensible.
Il murmure à l'infini des flots de haine et de rage. Invaincu et intarissable, il contient en son sein, la noirceur de la nuit, celle des ombres qui se trainent. Je savais qu'un jour il reviendrait. L'animal tapi dans mes entrailles n'avait que le désir de se relever, de recommencer son travail de destruction. Au seul son de sa voix, il s'est réveillé et a brisé les chaines dont ma volonté l'avait ligoté. Et le voilà, hurlant et crachant sous la lune à l'être qui passe devant ma porte, devant moi sans un regard sans un murmure.
Colère si soudaine et si violente, tu ne connaitras pas de répit. Il ne te reste aucun échappatoire. Ma rage est maitresse, mes croyances diaboliques sont religion. Mourir ou être à moi. Je ne te laissera pas le choix.
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Mon avis : Toujours aussi beau... J'aime beaucoup ta plume Alex! Ce texte est d'une grande qualité, les émotions sont là, les mots sont poignants, l'expression fluide... Et pourtant règne une confusion qui trouble, intrigue le lecteur. Certaines choses gènent mais fascinent... J'aime ce style. En bref, un texte prenant dont j'ai dévoré les lignes avec admiration. Bravo et encore Merci de ta participation.
