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Pseudo: Rémi
Age: 25 ans
Vous pouvez le trouver ici
Sa/ses passion(s): "Je n'ai aucune passion, pas même la lecture ou l'écriture, principalement par fainéantise :)"



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Juste au creux de ma main...rien.
Il n'y a jamais rien eu au creux de ma main. Mes phantasmes y ont peut-être laissé, parfois, l'ombre d'une illusion, mais plus maintenant.
Ma main est vide parce que mon c½ur l'est aussi.
Les yeux fixant une lune effacée, je me tourne vers mon c½ur, je l'interroge, me heurte à son silence, et je pleure lâchement la fugue de notre liberté.
Mon c½ur est mort de n'être jamais né. Comme une étincelle qui ne deviendra jamais flamme, par manque d'oxygène, par manque de souffle, par manque de tout. Mon c½ur est désormais comme un géant de pierre, endormi, perdu, ailleurs.
Il a pourtant battu, chanté, brillé. J'en ai le vague souvenir, mais il ne veut plus m'entendre, il ne veut plus rien entendre. Il est fatigué, usé de s'être trop débattu.
Alors, je le laisse faire, je lui dis que je comprends. Je sais qu'il est toujours mien, que je peux lui faire confiance, que nous sommes ensemble malgré tout. Mais il ne veut plus rêver, parce qu'il sait que c'est inutile.
Bondir sans rebondir, sourire sans réponse, s'ouvrir sur le froid, nous ne le voulons plus.
C'est votre faute à vous, anges muets, princesses aveugles, merveilleuses insensibles. C'est vous qui n'avez pas su nous aimer, pas même nous comprendre, jamais ne nous avez accordé un sourire. Toujours absentes, vous avez anéanti nos forces et brisé notre lumière.
Tant pis.
Aujourd'hui mon c½ur bat d'une morne mélodie, peignant sur un ton grave son ode à l'oubli.
Je n'irai pas à son encontre, et personne ne le fera ; qui serait assez fou pour prétendre recueillir au creux de sa main, sans le détruire, un c½ur dans un tel état de disgrâce ? Il faudrait la plus douce et la plus lumineuse des mains pour pouvoir le caresser.
Et ça, vraiment, il ne peut plus y croire.
Tant pis pour lui.


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Mon avis : J'ai beaucoup aimé. C'est du vécu, c'est sincère, c'est bien exprimé. Je ne sais que dire de plus... Un de mes coups de coeur. Merci de ta participation Bambi =)

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 06:15

Modifié le samedi 02 février 2008 10:14

Stop It Now

Stop It Now
Un grand merci aux auteurs des textes publiés pour cette seconde série de thèmes.

Merci à tous de vos visites, commentaires, critiques (bonnes ou mauvaises). Grâce à vous ce blog est un véritable trésor littéraire... ^_^

ATTENTION DONC, CETTE SERIE EST TERMINEE

Trés bientôt : 3 NOUVEAUX THEMES

(j'en ai trouvé 2... filez moi des idées pr le 3eme!)


Promis, je fais au plus vite...
Merci encore...



Littérairement,
Malicia.

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 13:22

Modifié le lundi 04 février 2008 13:16

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -3eme série de thèmes =) Haaaaa... Il était temps, hein :D- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

-  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -3eme série de thèmes    =)  Haaaaa... Il était temps, hein :D- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
1) LA FOLIE

"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."

- La Rochefoucauld -

2) Débutez votre texte par "Mais quelle est cette lumière?"

"Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière."

- Victor Hugo -

3) [Sujet humoristique]: Nous sommes en 2038. C'est la semaine des soldes; vous feuilletez nonchalamment le magazine "Love for sell", catalogue destiné à commander l'âme soeur par correspondance. Tout à coup, votre regard se pose sur le slogan "1 mois d'essai gratuit sans obligation d'achat!"
Vous devez dresser votre commande en imaginant votre homme/femme idéal(e).

(Le portrait doit être assez détaillé : défauts, qualités, traits de caractère, atouts physiques, signes particuliers...etc... Vous pouvez allez loin comme ça ^^ Tant que c'est humoristique, bien écrit :P)

"L'homme idéal à la recherche de la femme idéale : le meilleur moyen de rester célibataire !"

- Dominique Blondeau -


A noter :
Les proverbes et citations ne sont pas forcément là pour vous influencer, mais pour vous cultiver ^_^ Bon courage ! =)

A VOS PLUMES !!!

# Posté le lundi 04 février 2008 20:04

Modifié le lundi 04 février 2008 20:37

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -La Folie Texte [26]By Malicia [Hors-concours]- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

-  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -La Folie  Texte By Malicia  [Hors-concours]- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
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Pseudo: Malicia
Age: 17 ans
Vous pouvez me trouver ici et ...
Photo by inessa williams (deviantart)
A propos de moi : J'aime écrire, lire surtout, mon blog :P ... ETC... ^^




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"Là. Juste ici, à droite... Vous la voyez ?" demande t-elle à voix basse, désignant un coin de la pièce.
Les yeux inquiets, les mains crispées, elle s'agite sur sa chaise.

Dans les couloirs de son esprit, Sola désespère. Cela fait bien longtemps qu'elle n'en a plus le plan.
Et pourtant, à force d'errer sans but précis, ses couloirs ont changé d'aspect. Autrefois effrayants et inconnus, ils l'indiffèrent à présent.
Aujourd'hui, on lui demande de décrire son labyrinthe.
Facile.
Elle a appris à le connaitre par c½ur.

"Non, Sola, je ne vois rien... Et vous, que voyez-vous ?"

Comment ça ?
Elle lève les yeux vers eux.
L'impatience et la deception se lisent dans son regard.
A quoi bon s'acharner, ils n'en valent pas la peine.
Elle se doute bien qu'ils la croient folle.
Silencieuse, elle se contente de poser ses mains sur la table et remuer nerveusement la jambe.
Elle fixe un angle de la pièce, le regard teinté d'angoisse et de méfiance.

"Sola, qu'est-ce que vous voyez ?"

Elle baisse les yeux.
Ses pieds trempent dans l'eau.
Mais enfin ? Vous ne voyez donc rien ?
L'eau est si froide qu'un frisson la parcourt. Elle fixe à nouveau l'angle.
Pourquoi jouent-ils les aveugles ? Je La voit bien, moi. Elle est si sombre, si imposante...
Sola sent son coeur s'emballer, sa colère monter, sa peur aussi.

"Vous vous sentez bien ?"

Non. Arrêtez d'insister.
Ce sera tout pour cette fois, elle ne dira plus rien. Peut-être même que si elle la ferme il n'y aura rien.
Du moins, elle l'espère. Tant pis pour eux.
Tout à coup, l'objet de sa hantise s'éveille.
Elle le voit trembler, sur le point de s'ouvrir, d'exploser.
Il ne faut pas...

"Il ne faut pas qu'elle s'ouvre !"

Sa voix cassée par l'émotion résonne soudain dans la pièce.
On lui dit qu'il n'y a rien, on essaie de la calmer, de la rassurer... en vain ; elle sait qu'on lui ment.
Pauvres fous...
Sola se dit qu'ils ne peuvent pas comprendre, qu'ils ignorent de ce qu'Elle peut renfermer.
Elle est toujours secouée par cette force invisible, qui chercher à la faire sortir de ses gongs, à la franchir de force.

Jusqu'au moment où la résistance cède.
Sola pousse un cri.
Une aiguille l'arrête au moment où elle chercher à fuir, puis ses muscles s'endorment......
A demi inconsciente, elle tente de se défaire de leurs mains, ces mains qui prétendent l'aider.
Mais ses forces l'abandonnent, elle sent qu'elle s'endort.
Alors dans un dernier effort, d'une voix presque inaudible, Sola se résigne, les appelle à l'aide et les supplie silencieusement de refermer et de condamner à jamais ... ... la Porte de ses Folies.


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Alors ? Hum ^^ A retravailler sûrement. Donnez vos avis, hein :D

# Posté le mardi 05 février 2008 13:43

Modifié le mardi 19 février 2008 13:50

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -La Folie Texte [27]By AleX- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

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Pseudo: AleX
Age: 23 ans
Vous pouvez la trouver ici mais également ...
VOIR TEXTE 7
VOIR TEXTE 20
A propos d'elle : Passionnée de littérature (vous pouvez le voir travers ses blogs), Alexandra tire principalement son inspiration de Marguerite Duras. Mais elle aime aussi les livres fantastiques et est une inconditionnelle d'Anne Rice. Elle est en ce moment sur un projet de roman de ce type mais ne trouve malheureusement pas le temps de s'y consacrer pleinement. Elle aime également les voyages, les danses latines et ses 2 petits chats ! =)





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Qu'il arrive à ce moment là, c'est à peine croyable.

Devant le feu de la cheminée, sous la douceur d'un air de musique venant du front de mer probablement, il se sont assis.
Ils sont restés silencieux, lui et elle. Lui, l'homme patient qui chaque jour depuis bientôt un mois la suit longuement pendant les promenades journalières sur la plage, sans dire un mot jamais, sans poser de question, toujours et elle, la femme immobile des vagues, celle qui rit aux éclats quand l'eau froide lui lèche les pieds.
En contemplant les flammes dévorer le bois mort, elle lui avait demandé :
« - Comment voudrais tu que la mort t'emporte ? »
« Je ne sais pas, je n'y ai jamais réfléchi ».
Elle renverse la tête en arrière comme pour partir d'un grand éclat de rire mais reste silencieuse pourtant.
Puis elle dit doucement, presque un chuchotement.
« - Moi j'irai dans la mer, je n'attends que ce jour. Il fera froid comme aujourd'hui, la mer sera agitée comme elle l'est en ce moment. Il n'y aura pas de soleil, pas d'enfants qui jouent dans le sable. Les vagues seront alors rien qu'à moi. Je pourrais me jeter dedans, je pourrai me laisser porter par elle. Mais je ne reviendrai pas vers le rivage, jamais. Quand je mourrai, la mer me prendra et m'emportera au fonds d'elle, très loin des hommes, très loin du ciel aussi. C'est inévitable. »
Puis elle ajoute :
« - Toi, tu ne mourras jamais. Tu es de ceux qui reviennent toujours vers le rivage, vers son espace universel, la fin. Tu reviens toujours dans le même mouvement qui te garde en vie. Tu ne sais pas où tu vas, tu te balances entre les âges, entre les gens. Tu regardes, tu observes, l'océan ne voudra pas de toi, tu es fait pour rester au bord.»
Le jeune homme qui l'observait avec curiosité élève la voix soudainement, couvre la musique qui planait sur eux.
« - Tu dis cela comme tu dirais que je ne suis qu'un corps vide, qu'une coquille brillante mais qui ne contient rien. Tu es dure, je t'aime moi, je mourrai si tu te jettes dans les flots. »
Le silence est revenue. La musique a cessé avec les mots du jeune homme.
On entend seulement le bruit de la mer derrière le mur, les remous le long des remparts de la maison.
« - Tu es fou, dit elle, tu ne sais pas ce que c'est l'amour, tu dis des mots que tu ne connais pas. Tu dis que tu m'aimes mais tu ne me connais même pas. »
« Je n'ai pas besoin de te connaître, je te comprends cela suffit. »
« - Tu es fou, les hommes sont fous. Les hommes croient nous connaître. Tous, ils ont cru me comprendre, ils ont cru m'aimer. Tous, ils auraient tué pour que je les retienne. Mais pas un n'as jamais compris, pas un de s'est jamais vraiment approché. Même toi, tu m'attendais sur cette plage désolée. Tu étais en retrait, tu restais derrière moi, à une distance raisonnable des flots, par tous les temps. Mais moi j'aurai voulu que tu prennes ma main, que tu t'approches plus près de l'eau.
Au village, on dit que je suis folle, que je reste des heures debout sans bouger au bord des flots, on dit que mon mari est mort en mer et que je l'attend inexorablement.
Mais je les laisse dire des histoires, moi je sais que mon mari n'est pas mort, je sais cela bien mieux qu'eux. Je sais qu'il est m'attend quelque part. Tu vois, je le sais parce que je n'est jamais été mariée. »
« - Tu m'épouseras un jour, dis ? »
« - J'avais raison, dit encore la femme, tu es fou. »
La femme dépose un baiser sur les lèvres surprises du jeune homme.
« - Moi aussi je t'aime tu sais, moi aussi je voudrais croire que tu te jetteras dans l'océan avec moi, mais il n'en est rien. La folie c'est de croire qu'on peut être heureux alors que c'est faux. Un jour tu partiras loin de moi, loin de la mer chaotique et moi je ne pourrais rien y faire. »
« - C'est faux, je ne te quitterai jamais, jamais tu entends ».
« - Tu verras. » dit elle avant de se taire à nouveau.


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Mon avis : Une habituée :P Voici là un texte intéressant... J'aime beaucoup, le dialogue est réaliste. On s'est tous posé cette question... Tu y as répondu dans un contexte "amoureux", l'idée est bonne, le texte aussi. Ton style est délié, tes personnages sont vrais. Merci =)

# Posté le mardi 05 février 2008 14:55